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FMI: Reforme: Une vrais reforme du FMI?

Il y a deux ans à peine, le Fonds monétaire international (FMI) était comparé à un pompier mis au chômage par l’absence d’incendie: personne ne lui empruntait plus, son personnel était devenu oisif.Dans l’exubérance financière qui prévalait alors et ne sachant trop quelle tâche nouvelle lui confier, beaucoup le considéraient déjà comme une relique du passé. Mais la crise financière mondiale est passée par là et le monde a bien changé. Une sorte de résurrection du FMI pourrait bien être le moins médiocre résultat du G20 réuni à Londres le 2 avril.

Le FMI est de retour d’abord parce que les difficultés de financement externes auxquelles sont confrontés de nombreux pays redonnent une pleine actualité à sa mission traditionnelle. Les demandes d’intervention se multipliant, en particulier en Europe centrale, le Fonds a besoin de ressources supplémentaires. Il en a déjà trouvé pour 100 milliards de dollars auprès du Japon, en attendant des montants beaucoup plus élevés dans les mois qui viennent. C’est indubitablement un élément important du dispositif de lutte anti-crise à l’échelle internationale. Mais il y a des raisons de douter que l’accord entre les membres du G20 aille, à l’heure actuelle, bien au-delà d’une augmentation des ressources de l’institution.

Parler de réforme du FMI, c’est soulever à la fois la question de la logique de ses interventions et celle de la représentation des pays émergents. La répartition des pouvoirs au sein des organes de direction du Fonds repose comme on le sait sur un état de choses totalement dépassé. Et, dans la décennie 1990, l’action du Fonds est considérée par beaucoup de gouvernements comme l’expression brutale des intérêts financiers du monde occidental.

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