Organisations Politiques et Economiques Internationales

II-c) Prises de décisions compliquées et difficulté d’intervention

Une autre limite à laquelle les Nations Unies font face est celle de son système de prise de décisions. En effet, le Conseil de sécurité, tout d’abord, voit souvent sont pouvoir de décision miné par le droit de véto ; le droit de véto utilisé par les membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie et Chine) bloque littéralement tout pouvoir d’intervention de l’Organisation. Les exemples ne manquent pas et remontent jusqu’à la Guerre Froide et pourtant, depuis, rien n’a changé. L’ONU se trouve en effet paralysée si l’un des membres permanents met son véto à une des résolutions.

Article de Libération sur la crise en Syrie

Article du Centre d’actualités de l’ONU

En plus d’un système qui peut être paralysé à tout moment, l’ONU est une immense usine à gaz où la bureaucratie peut parfois étouffer une intervention rapide. Ce système « sur-élaboré » ne permet pas, ou du moins rend très difficile, une intervention rapide que ce soit sur le plan décisionnel ou sur le plan de l’intervention sur le terrain, déjà, De Gaulle qualfiait l’ONU de « grand machin », aujourd’hui la crise de la bureaucratie reste la même.

Article sur Grotius International : Le maintien de la paix des Nations Unies à nouveau en crise ? qui aborde la crise onusienne dans son ensemble mais revient sur les blocages liés au Conseil de sécurité et à l’intervention parfois difficile à mettre en place.

Plus largement, l’analyse de Philippe Moreau Defarges sur La réforme de l’ONU, obsédante et impossible

Article publié sur Persée : L’équilibre des organes politiques des Nations Unies et la crise de l’Organisation par Charles Chaumont ; article beaucoup plus vaste mais très intéressant car écrit en 1965 (on peut constater que la « nouvelle » crise des Nations Unies n’est pas si nouvelle que ça).

 

C’est deux points n’étant pas les seuls à limiter le pouvoir d’intervention de l’ONU il faut aussi considérer le problème de la légitimité au sein de l’Organisation.

Avant d’aborder ce point dans une quatrième partie voici l’analyse de Malénie Cathelin sur Les enjeux du leadership au Conseil de sécurité.

 

 

 

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