Organisations Politiques et Economiques Internationales

I-3-d) Organisation mondiale de la santé (OMS) – ONU

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), est une institution spécialisée de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la santé publique créée le 7 avril 1948. Elle dépend directement d’un organe principale de l’ONU qui est le Conseil économique et social (ECOSOC) et siège à Genève, en Suisse. L’OMS est l’autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies. Elle est chargée de diriger l’action sanitaire mondiale, de définir les programmmes de recherche en santé, de fixer des normes et des critères, de présenter des options politiques fondées sur des données concluantes, de fournir un soutien technique aux pays et de suivre et d’apprécier les tendances en matière de santé publique. Le but étant d’amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible. Sa directrice générale actuelle est le Dr. Margaret Chan depuis le 4 janvier 2007.

Afin de mieux faire face aux défis de plus en plus complexes que représente la santé des populations, l’OMS entreprend une réforme sanitaire. Qu’il s’agisse de problèmes persistants ou de nouvelles menaces émergentes pour la santé publique, l’OMS doit être suffisamment flexible pour répondre à cet environnement en pleine mutation. Le processus de réforme est conduit par les Etats Membres (au nombre de 197) et est concentré sur trois objectifs:

1) De meilleurs résultats sanitaires (à l’aide de coopérations et de financements servant à privilégier cette démarche).

2) Une plus grande cohérence de l’action sanitaire mondiale (permettre à de nombreux acteurs de participer activement et de contribuer à améliorer l’état de santé de tous les peuples).

3) Une organisation qui aspire à l’excellence (organisation efficace, efficiente, réactive, objective, transparente et responsable).

Pour atteindre ces objectifs, trois axes de travail distincts mais liés se sont dégagés:

1) Programmes et définition des priorités (travailler avec les Etats Membres pour définir les priorités de ses travaux afin de cibler ses activités et d’obtenir plus efficacement des résultats).

2) Réforme de la gouvernance de l’OMS (vise à renforcer à la fois la gouvernance interne de l’OMS par les Etats Membres, et le rôle de l’OMS dans la gouvernance de la santé mondiale).

3) Réformes gestionnaires (qui apportent une efficacité à l’organisation en renforçant le soutien technique et politique aux Etats Membres, en terme de financement de l’organisation, en matière de gestion de ressources humaines et dans le domaine de la communication stratégique).

Ceci afin d’améliorer l’efficacité, l’alignement et l’efficience de l’organisation.

 

L’OMS a été précédée par différents organismes et accords internationaux. Vers 1850, différentes dispositions sont prises afin de prémunir les différents Etats contre la peste, le choléra et la fièvre jaune. En 1851, des conventions sanitaires internationales sont signées.

En 1907, est créé à Paris « L’Office international d’hygiène publique » (OIHP) qui organise plusieurs conférences dont celle de 1926 qui adopte une convention sanitaire internationale contenant pour la première fois des dispositions relatives à la variole et au typhus.

A la fin de la première guerre mondiale, les Etats-Unis s’opposent à ce que l’OIHP passe sous le contrôle de la toute nouvelle Société des Nations (SDN). Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, deux organismes sanitaires existeront donc en Europe, l’OIHP et l’Organisation d’Hygiène de la Société des Nations.

La grippe espagnole de 1918-1919, qui fit 50 millions de morts, poussa la SDN à créer le « comité d’hygiène » de la SDN considéré comme l’ancêtre de l’OMS.

Le 7 avril 1948, l’OMS fut fondé et déclara en 1980 que la variole avait été éradiquée le 26 octobre 1977 après plus de deux decennies d’actions combinant des campagnes de vaccination massive et une « stratégie de surveillance et d’endiguement ». Cependant, durant cette même période, celle-ci connue des difficultés principalement liées aux désaccords des Etats-Unis et du Royaume-Uni d’entreprendre une politique coûteuse. Des fondations privées, ainsi que la Banque Mondiale (BM) s’étaient alors chargées des enjeux sanitaires mondiaux.

En novembre 1986, la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé a été établie (la « promotion de la santé » étant le processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d’améliorer celle-ci). Les conditions préalables étant: la paix, un abri, de la nourriture et un revenu. Toute amélioration du niveau de santé est nécéssairement ancrée dans ces éléments de base.

Dans les années 1990, on parle d’une « seconde naissance de l’OMS » qui c’est chargée de créer la « Division des maladies transmissibles » (1996)  dont le but est de signaler « tous les événements susceptibles de donner lieu à des urgences sanitaires de portée internationale ». L’OMS c’est aussi chargée de promulgué le Règlement sanitaire international (RSI) qui oblige les 197 Etats-Membres de l’organisation de déclarer les maladies d’importance internationale (selon des codes et règles harmonisées) et destins à renforcer la sécurité sanitaire nationale, régionale et mondiale. Ce retour de l’OMS serait dû à des ré-émergences épidémiques telles que celle du sida, de la tuberculose, de la peste (en Inde 1994), ou encore de l’Ebola (au Zaïre en 1996) etc.

 

L’OMS s’articule en deux structures:

- Le siège (où l’Assemblée mondiale de la santé a pour objectif de confirmer le budget de l’OMS. Le siège possède aussi un Conseil exécutif chargé d’administrer l’organisation et d’appliquer les décisions et les directives de l’Assemblée. Le Secrétariat est aussi partie intégrante du siège et est dirigé par le directeur général. Il se compose de professionnels de la santé travaillant au siège, dans les six bureaux régionaux et dans les pays).

- Les bureaux régionaux (Ils ont pour but de tenir compte des problèmes sanitaires propres à certaines régions du monde. Les bureaux régionaux se situent: en Afrique (Brazzaville, en République du Congo), en Europe (Copenhague, au Danemark), aux Amériques (Washington, aux Etats-Unis), au Pacifique occidental (Manille, aux Philippines), en Méditerranée orientale (Le Caire, en Egypte), en Asie du Sud-Est (New Delhi, en Inde). Chaque siège se situe dans une région regroupant plusieurs pays dont il est responsable).

 

Concernant le financement de l’OMS, les contributions volontaires des Etats Membres représentaient 67% du financement de l’organisation pour 2006-2007. Pour les contributions obligatoires:

-17% sont financés par les Nations-Unies et des organisations intergouvernementales.
- 6% par les fondations.
- 4% par les Organisations non gouvernementales (ONG).
- 2% par les recettes des services de fournitures.
- 2% par les intérêts perçus.
- 1% par les gouvernements locaux, les villes et les institutions.
- 1% par le secteur privé.

Ces dernières années, l’OMS a multiplié les collaborations et est actuellement en partenariat avec 80 groupes (industries pharmaceutiques, ONG etc.).

 

Siège de l’OMS (Genève, en Suisse):

Siège OMS

 

 

 

 

 

 

Margaret Chan (directrice de l’OMS):

Margaret_Chan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références:

Bibliographie:

Paul REUTER et Jean COMBACAU, « Institutions et relations internationales« , Presses Universitaires de France, collection « Thémis », Paris, 1980, 528 p.

Wébographie:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9

http://www.who.int/about/fr/

http://www.who.int/about/brochure_fr.pdf

 

 

 

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